Groupe Théâtre Amitié

Qui sommes-nous?

Le Groupe Théâtre Amitié est une troupe amateur qui existe sur Eaubonne depuis janvier 1979. Elle fut créée initialement par Marie-Jo Rubens, metteur en scène professionnel, élève et disciple de Georges Pitoëff. L’idée qui a présidé à sa création était de redonner au théâtre une dimension humaine et politique réelle : non seulement faire du théâtre le lieu où les problèmes humains sont traités, mais où le principe collectif d’une troupe permette à ses membres de se former humainement, moralement, comme des hommes qui savent que l’homme ne doit pas être un loup pour l’homme.

Ce principe de base, qui reprenait l’éthique qui avait été mise en oeuvre par le cartel (Jouvet, Dullin, Pitoëff, Baty) engendrait une éthique intérieure : pas de nom individuel, un principe de changement des fonctions – aujourd’hui encore, les metteurs en scène tournent et changent en fonction des spectacles-, le refus de la séparation entre les comédiens et les techniciens, - tous les acteurs devant, en même temps accepter de participer à toutes les tâches, mêmes les plus ingrates et les moins visibles –, un principe démocratique de débat et de mise en commun de toutes les décisions. Un principe de formation enfin, la troupe intégrant de nouveaux membres de tous âges, de tous milieux, sans aucun préalable, et formant à l’art théâtral au fur à mesure de l’activité elle-même.



Cette éthique engendrait aussi plusieurs conséquences concernant la programmation : faire et proposer aux habitants de la banlieue un théâtre fait par des gens comme eux- habitants la banlieue et connaissant ses problèmes – d’où en 1992 l’ouverture d’une seconde troupe dans la cité HLM d’Orgemont à Argenteuil, appelée le GTAA [Groupe théâtre Amitié d’Argenteuil] ; et aujourd’hui encore un partenariat avec l’office culturel de Sarcelles.

Proposer aussi une programmation complète, contribuant ainsi à l’animation culturelle de la ville (aujourd’hui encore, nous créons quatre spectacles par an, deux pièces de théâtre, une pièce tout public, et un cabaret café-théâtre). Un principe d’indépendance et de création : nous avons toujours souhaité préserver une indépendance totale par rapport à tous les pouvoirs locaux, et c’est pourquoi nous avons toujours limité l’appel à la subvention au minimum, préférant vivre de nos spectacles et de notre public. Dans ce cadre, nous n’hésitons pas à créer les décors, les musiques, les textes ou les adaptations, et assurons de A à Z toute la logistique des spectacles : montage, chargement, transport, éclairage, publicité, programmation, recrutement, etc…

En somme, une volonté intérieure et extérieure à la fois, de créer un théâtre populaire, au sens noble du terme, c’est à dire qui contribue, par la culture, à interroger et à inquiéter le citoyen.